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Notre société s'automatise toujours plus et c'est une bonne chose.
Il y a de moins en moins de travail et de moins en moins de travail pénible.
Tant que l'argent existe, nous avons toujours besoin de lui pour vivre et nous avons tous un droit égal à une vie digne.
Il semble donc nécessaire de ne plus rémunérer les personnes sur la base du travail qu'elles réalisent.
Pour le travail qui subsiste à fournir, il apparaît nécessaire de le faire coller aux besoins et envies de tous et chacun.
D'imposer un seuil maximum de ressources à utiliser (et plus largement d'éviter les dégradations environnementale)
Ensuite de répartir la charge de travail entre les personnes volontaires et capables de le fournir.
De rendre consciente chaque personne de la population par la prise de décision démocratique (le débat) de la charge de travail à fournir, dans quel domaine et où.
Pour ma part, il me semble impossible de continuer à confier cette tâche à des investisseurs privés et au marché du travail, encore moins à une main invisible...
demandé 8-Mai-2016 dans #Votation Test par Npoitier (1,070 points)
reclassée 8-Mai-2016 par jhr | 240 vues

5 Réponses

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Bonjour,

1. "Le travail qui reste à fournir" sous-entend que l'activité humaine en cours comprend de nombreuses parts inutiles. Sur quelle base faire le distingo ?

2. Quid des personnes qui veulent proposer une activité "inutile" mais qui aurait des clients potentiels ?

Merci.
répondu 8-Mai-2016 par Julien Guézennec (140 points)
il y a de nombreuses part de la production qui rapportent de l'argent mais sont néfastes pour l'environnement et très coûteuses en travail (dont le coût social et écologique est lourd) et qui sont souvent peu utile pour le bien être du consommateur, voir même constituent une obligation en regard des lois.
Je propose qu'au lieu d'investisseurs privés, ce soit les producteurs, les consommateurs potentiels, des responsables des investissements et de la préservation de l'environnement constitués en assemblées qui définissent les normes de productions, les caractéristiques des produits, les conditions et lieux de productions, les quantités, le coût environnemental et humain d'une production potentielle ou en cours.

Chacun des point peu n'être que des recommandations. Il n'est pas forcément nécessaire d'interdire, l'information sur le coût réel environnemental via l'établissement d'une monnaie "verte" ( http://questions.nuitdebout.fr/index.php?qa=2562&qa_1=creation-dune-monnaie-verte ) peut suffire. Le non volontariat de producteur est un autre indice, enfin la non consommation de tels produits en est une autre.

L'idée sous-jacente  n'est pas d'interdire la production d'un bien (sauf si cela est porté devant une assemblée de décision et argumenté) mais de s'adresser aux producteurs directement pour ce qui est des normes et processus à utiliser, d'y introduire le coût écologique, d'en payer le juste coût social par fixation des prix au regard du travail fourni et des normes qui devraient y être attachées, d'en répartir les bénéfices et le tout dans le but de subvenir à un besoin ou une envie de la population.

Bref, d'en "démocratiser" la production, de socialiser les bénéfices en contraignant le moins possible de personne de participer à sa production dans le but de satisfaire une envie ou un besoin réel exprimé par sa consommation.

C'est en quelque sorte du libéralisme, mais débarrassé de l'argent et de son accumulation, des travers de sa répartition et dans le respect de contraintes environnementales permettant la non dégradation de l'écosystème humain.
C'est en quelque sorte de la planification, mais débarrassée de la contrainte majoritaire et de la bureaucratie. Qui conseille sans interdire, évalue les coûts sociaux et environnementaux au travers de la fixation de prix "objectifs".
C'est enfin, une réelle autogestion / socialisation des bénéfices, processus de production et orientations économiques dont les buts sont la satisfaction maximale des envies et besoins d'une population dans le respect des producteurs et des conditions de vies des générations futures.
Salut. (ceci est mon opinion) J'approuve ce discours (celui de Npoitier, évidemment, pas celui de mr Guézennec qui veut collaborer avec les oligarques, les banquiers, les macrons, les capitalistes destructeurs, etc), et à x puissance presque infinie. Rien que ce commentaire (il y en a heureusement d'autres de fort excellente facture) prouve que les participants à "Nuit debout" ne sont pas sans cerveau (contrairement à ce qu'a déclaré le nain schizophrène à talonnettes). Mais je suis (presque) en colère. Bon sang, mais qu'est-ce qu'on fait alors qu'on est plus sensés que ce ramas de gouvernants, députés, sénateurs, technocrates, pseudo intellectuels ? Combien de temps va t'on attendre encore à se laisser tondre et faire crever sous leurs monceaux d'immondices ? On est trop sages ou trop moutons ?Très solidairement et très cordialement. PS faut pas lâcher. Un seul bémol très accessoire, la grammaire et l'orthographe ne sont pas top. Enfin, c'est quand-même largement au dessus du niveau du précédent truc qui était à la tête du pays. (humour !)
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Salut. Je suis désolé, mais des inexactitudes dans ton propos. Personne n'a besoin d'argent pour vivre (exemple, les autres animaux vivent sans argent). La monnaie n'est qu'un outil conçu pour mesurer le travail échangé (voir Adam Smith, Montesquieu, Thomas More, etc.). Nous avons juste besoin de manger, de boire, d'oxygène. Mais plus que tout, et pour l'équilibre physique et psychique, de Liberté . Or tu parles de charge de travail, et de demander des volontaires pour l'effectuer. Je ne sache pas que les volontaires soient nombreux à accepter de bosser pour les rentiers, les actionnaires, les fainéants et les politicards.
répondu 8-Mai-2016 par olivier Nièrark (1,660 points)
J'ai dit "Tant que l'argent existe" et jamais je n'ai dit que le travail devait être au profit des "les rentiers, les actionnaires, les fainéants et les politicards" bien au contraire
resalut. J'avais compris. Je voulais juste dire que ce genre d'individus voudront continuer à profiter. Autrefois il y avait les pillards. C'est d'un autre style de nos jours, mais plus sournois. En ce qui concerne la sagesse sur la consommation, j'ai des doutes, tout comme la prise de conscience. Les gens sont majoritairement peu raisonnables. Ils n'en ont jamais assez (allez voir au Panama, au Luxembourg, aux Caïmans et j'en passe, ou ceux qui rêvent de devenir milliardaire). Sur l'automatisme (je préfère mécanisation) c'est vrai si cela est profitable. Mais si c'est pour détruire encore plus la planète pour entasser des gadgets, je ne vois pas le bénéfice à long terme. La "main invisible" c'est la loi de l'habitat (en grec : économie). Cordialement
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Le Revenu de Base répond partiellement à cette proposition. Il consiste en deux choses, à décider ensemble.

1/ un principe. Celui selon lequel notre société riche donnerait sans contrepartie un peu de pouvoir économique à tout le monde, de façon égale, comme est donné le pouvoir politique : un homme, une voix. Ce principe n'est pas acquis car un part majoritaire de nos concitoyens considère cela comme étant "immoral".

2/ un montant. Aujourd'hui, c'est zéro. On part de rien. Le montant "raisonnable" est difficile à établir "scientifiquement", ce sera donc le résultat d'une décision collective. Quelque soit le montant choisi, il sera provisoire, nous l'adapterons à l'évolution des moeurs et de la richesse du pays.

Peut-être alors arriveront nous à une situation où, le pays étant riche mais le travail étant rare, tant la productivité serait forte, le Revenu de Base aura atteint un niveau élevé et suffira à couvrir les besoins principaux, ceux qui continueront de travailler le faisant pour d'autres raisons, par choix.
répondu 8-Mai-2016 par jhr (19,360 points)
une erreur s'est glissée dans ton propos. Tu dis "avec le "salaire à vie", lié à la compétence, un incompétent total n'aurait rien."
C'est faut, il aura le smic et ce n'est pas lié à la compétence mais à la qualification. Ah oui, le smic dans ce qui est prévu comme échelle de salaire, c'est 1/4 du salaire maximum.
Exact, la proposition de Bernard Friot inclue l'attribution automatique à 18 ans d'un premier niveau de qualification ; j'ai été trompé par la dénomination de "qualification" car il est rare qu'on obtienne une qualification sans être qualifié.

Les qualifications supérieures ne s'obtiendraient elles pas automatiquement ; comment s'obtiendraient elles, j'ai du mal à imaginer un processus équitable, mais, bon, c'est un problème à discuter ailleurs.
tu as une proposition de solution et une clarification vers 1h20 il me semble...
https://www.youtube.com/watch?v=GP4dhZcVcWU
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Attention, il faut aussi penser au fait que la France n'a pas beaucoup de ressources si ce n'est alimentaire ou intellectuelle car dans ce monde la France devra rendre l'indépendance à ces colonies qu'elles puissent tirer profit de leurs ressources, et devra traiter avec respect et égalité les échanges de ressources avec les autres pays.
Je ne pense pas que l'avenir soit dans le vouloir ne pas travailler et profiter des autres, mais plutôt dans l'envie de le faire et d'aider les autres.
Le seuil de ressources à utiliser il va être à partager avec le monde entier, mais surtout la question est sur combien de génération ? A moins que l'humanité passe la barrière de l'espace pour exploiter les autres planètes, je pense que l'on peut tous allé re-vivre dans des grottes au nom du partage avec l'humanité avenir, sachant que selon certaines études, il nous reste environs 30 ans de moyenne d'exploitation des principales ressources de la planète (http://www.terresacree.org/ressources.pdf). Le rêve c'est fini. Et il faut s'attendre à une réduction de la population mondiale d'ici peu.
répondu 8-Mai-2016 par survivals (2,150 points)
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Je préconise l'instauration du RUS (revenu universel de socialisation); inconditionnel, d'un même montant pour tous; de la naissance à la mort.

Dans l'état actuel de l'économie, je préconise qu'on vise, symboliquement, mille euros (pour mémoire, le revenu professionnel annuel de Carlos Ghosn, patron de Renault-Nissan, est de quinze millions d'euros, soit plus d'un million par mois).

Mise en place progressive, en commençant par un montant mensuel de cinquante euros, avec augmentation de 10 % chaque trimestre, ce qui permettrait à la société d'avoir le temps de s'adapter progressivement.

Le RUS pourrait être financé par : la création monétaire, l’impôt sur le revenu, l'imposition des transactions financières, les économies sur différents postes (population mieux portante, donc, moins chère; etc.), les ressources libérées (allocations familiales, minima sociaux, etc.), ou tout autre moyen déterminé par les économistes.
répondu 11-Mai-2016 par Marin (3,730 points)
edité 11-Mai-2016 par Marin
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